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Soutien

Les orgues ibériques, une facture spécifique

C'est au 16° s. que le développement de l'orgue ibérique prend un tournant essentiel par l'introduction de la coupure majeure des jeux en basses et dessus (entre do 3 et do* 3) qui permet à l'instrument, le plus souvent à un seul clavier jusqu'au 18e, des contrastes et des variations abondantes.

Le deuxième clavier, généralement un positif incorporé dans le soubassement (cadereta interior), plus rarement un positif de dos (cadereta de la espalda), dont les soupapes se trouvent verticalement en-dessous des touches, est actionné par pilotes.

Dans les instruments de quelque envergure, les différents plans sonores sont introduits par des appels, mettant à profit au maximum la disponibilité des emplacements dans l'instrument tout en évitant l'introduction d'autres claviers et de mécanique complexes.

Le fonds sonore se compose d'un plein-jeu complet, de quelques flûtes et d'anches à pavillon court (dulzaynas et orlos), plus rarement d'une trompette intérieure.

Au 17e siècle, la facture d'orgues ibérique atteint son apogée en s'enrichissant de nouveaux jeux à bouche et surtout des anches suspendues horizontalement en façade, les chamades, qui deviennent rapidement la caractéristique évidente et référentielle de l'instrument, en permettant une plasticité et une richesse harmonique jusque-là inouïes. La tendance baroque à une maximalisation des moyens les regroupe en de monumentales batteries et donne naissance à des instruments d'un très haut niveau artistique et artisanal, dépassant par leur dimensions bon nombre d'orgues en Europe.



Les sommiers se construisent exclusivement sous forme de sommiers à coulisses. Assez exigus jusqu'au 18e s. afin d'obtenir une fraction courte et souple, ils peuvent néanmoins atteindre jusqu'à 2 mètres de profondeur selon le nombre de jeux. La division par tierces, en usage au 16e siècle, est remplacée progressivement par un ordre chromatique. La laye du sommier de Grand-Orgue est toujours accessible par le devant de l'instrument et les soupapes collées en queue se situent le plus près possible du clavier afin d'obtenir une traction directe et simple. Le tirage des notes est direct, en éventail, faisant rarement appel à un petit abrégé pour les extrêmes graves et dessus dans le but d'éviter une pente excessive.

Les jeux encombrants, les façades et les chamades se trouvent postés à l'aide de porte-vent d'une longueur considérable, afin de maintenir l'avantage d'une mécanique souple, précise et organique qui est un des atouts majeurs de la facture d'orgues ibérique. Il en est de même pour le tirage des jeux, logique et simple de par la disposition chromatique de la tuyauterie.

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